Kelda et l'ange noir  posté le samedi 25 octobre 2008 19:37

Un malheur ne vient jamais seul... Si jamais Kelda avait un jour douté de cet adage, elle avait aujourd'hui la preuve de sa réalité ! D'abord, il y avait eu le scandale provoqué par sa liaison avec un homme marié. Les journeaux s'étaient emparés de l'affaire, et sa carrière de top-model en avait sérieusement pâti. Ensuite, sa mère lui avait annoncé qu'elle revoyait Tomaso Rossetti, et qu'elle envisageait de l'épouser une seconde fois. Certes, cette décision regardait avant tout sa mère. Hélas, d'une façon ou d'une autre, elle-même allait subir les conséquences de ce rapprochement inattendu. Car Angelo, le fils de Tomaso, l'avait toujours détestée. A coup sûr, il allait de nouveau la prendre pour une cible de ses attaques ! Or il avait le pouvoir de ruiner à tout jamais ses ambitions professionnelles...

 

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Bric à Brac  posté le samedi 25 octobre 2008 19:40

Blog de passionloow :KELDA ET L'ANGE NOIR, Bric à Brac

 


 



 


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Questions/Réponses  posté le samedi 25 octobre 2008 19:56

Blog de passionloow :KELDA ET L'ANGE NOIR, Questions/Réponses

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Chapitre I  posté le lundi 27 octobre 2008 10:30

 

Sous le regard réprobateur de sa fille, Daisy Wyatt hocha la tête d'un air contrit.

- Je savais que tu serais choquée par cette nouvelle, ma chérie. Voilà pourquoi j'ai retardé le moment de te l'apprendre...

Kelda secoua sa crinière blonde.

- Mais enfin, qu'est ce qui t'arrive maman ? Pourquoi revoir cet homme dont tu es divorcée depuis cinq ans ?

Daisy resta silencieuse. Blonde et menue, avec de jolis traits fins, elle paraissait à peine ses quarantes ans.

 

 

En cet instant, cependant, devant l'expression accusatrice qu'arborait Kelda, son visage de madone se contractait et trahissait soudain les marques de l'âge.

 

 

Jamais elle n'avait su dompter le tempérament fougueux de sa fille et, dans les circonstances actuelles, alors qu'elle se sentait vaguement coupable, elle ne songeait plus quà éviter l'affrontement en tâchant de justifier sa conduite.

- Essaye de comprendre, Kelda... Lorsque j'ai appris que Tomaso venait de faire une crise cardiaque, je lui ai envoyé un petit mot amical pour lui souhaiter un prompt rétablissement? N'était-ce pas naturel de ma part ?

 

 

- En effet. Mais tu aurais pu te dispenser d'aller le voir à l'hôpital !

- Telle était mon intention. Malheureusement, il a répondu à mon petit mot par une lettre si gentille, si touchante que je n'ai pu m'empêcher de me rendre à son chevet...

- Si tu t'étais contentée d'une simple visite de politesse, j'aurais pu comprendre ! Mais d'après se que tu viens de me dire, tu es retournée le voir chaque jour, n'est-ce pas ?

 

 

- Oui. Je le sentais si seul et tellement désemparé ! A l'hôpital, personne ne lui faisait de visite. Sauf Angelo, bien entendu...

 

 

Kelda sursauta violemment. Ce seul prénom, Angelo, lui rappelait tant de mauvais souvenirs ! Mais elle n'était pas femme à se laisser abattre par un souvenir, si douloureux fût-il. Alors, s'efforçant de chasser les images qui assaillaient son esprit, elle esquissa un sourire sans joie.

 

A SUIVRE

 

 

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Chapitre I  posté le mardi 28 octobre 2008 11:35

- Ainsi, tu as revu Angelo, maman ?

- Euh... oui.

-Et ton ex-beau-fils, je suppose, n'a rien perdu de sa morgue ! J'imagine la tête qu'il a dû faire quand il s'est rendu compte que tu fréquentais de nouveau son père ! Pensez donc : une petite coiffeuse qui se permet de côtoyer la puissante famille Rossetti !

 

 

Daisy ne répondit rien et se contenta de regarder pensivement ses petites mains aux ongles bien soignés. C'était sa façon à elle d'éviter la discussion. Kelda, que cette attitude avait le don d'exaspérer, haussa les épaules.

 

 

- Je vais dans la cuisine préparer du thé, marmonna-t-elle avant de s'éloigner.

 

 

Parvenue dans cette pièce qu'elle avait aménagée avec amour et dont elle aimait les murs de céramique bleue et les éléments de pin blond, la jeune femme tenta de retrouver son calme. A quoi bon s'emporter contre sa mère ? L'ennemi, ce n'était pas elle, mais l'insupportable clan Rossetti qui semblait vouloir, de nouveau, menacer la quiétude de la famille Wyatt.

 

 

Onze ans plus tôt, les ravages avaient été immédiats. A peine mariée à Tomaso Rossetti, Daisy avait été persécutée, humiliée, calomniée par Angelo, son beau-fils, qui voyait en elle une intrigante, une arriviste, n'ayant épousé son père que pour profiter de la fortune et du statut social des Rosseti.

La patience angélique manifesrée par Daisy à l'égard de ce beau-fils indélicat n'avait en rien diminué les préventions du jeune homme ; et Kelda, profondément affectée par l'atmosphère conflictuelle qui régnait dans leur nouveau foyer, avait senti grandir le malaise qu'elle éprouvait depuis le brusque remariage de sa mère. Comment Daisy, qu'elle vénérait, pouvait-elle supporter d'être traitée avec un tel mépris ? Cherchait-elle à tout prix à sauver son mariage ?

Car l'union idyllique qu'elle croyait avoir contractée avec un prince charmant, il ne restait que les apparences. Car Tomaso, en dépit de ses airs énamourés, était un mari infidèle...

Kelda en avait eu la confirmation par une camarade de classe, Helena. Celle-ci, qui lisait souvent ces magazines "people", lui avait dit un jour en riant :

- Tu as entendu parler de Tomaso Rossetti, le fameux banquier ? Eh bien, ma chére, c'est un incorrigible don Juan ! Figure-toi qu'à peine marié, il fréquente de nouveau cette blonde qui a été sa maîtresse durant des années !

Boulversée, mais n'osant avouer qu'il s'agissait de son beau- père, Kelda avait tenté de miniminser l'information.

- Comment peux-tu croire à tous ces ragots, Helena ? Tu sais bien que les journalistes racontent n'importe quoi pour exiter la curiosité des lecteurs !

-Oh, il ne s'agit pas de ragots ! L'autre jour, alors qu'il déjeunait dans une auberge, mon père a vu ce Rossetti en campagnie de sa conquête. Il paraît même que tous deux se tenaient trés mal... Sincèrement, je plains la nouvelle épouse de l'irrésistible Tomaso !

Accablée par ce témoignage, Kelda avait avoué :

- La nouvelle madame Rossetti n'est autre que ma mère.

Rouge de confusion, Helena s'était excuser. Des excuses bien inutiles, car l'histoire colportée par son amie n'avait fait que conforter l'adolescente dans l'opinion qu'elle s'était forgée, au fil des mois, sur sa belle famille. Rossetti père, en fin de compte, ne valait pas mieux que Rossetti fils. Tous deux appartenaient au même sac pour qui l'argent tient lieu de morale, et dont la seule règle de vie consiste à jouir sans retenue des biens de ce monde.

Daisy, la modeste coiffeuse, était hélas trop amoureuse du prestigieux Tomaso pour s'en apercevoir. Néanmoins, au bout de quelques années de mariage, elle avait dû demander le divorce. " Incompréhension mutuelle ", avait-elle dit à sa fille en guise d'explication.

Soupçonnait-elle les infidélités de son mari ? A l'époque, Kelda n'avait pas cherché à le savoir, l'essentiel à ses yeux étant que sa mère mette fin à une union malheureuse.

 

 

Mais à présent que Tomaso rôdait de nouveau autour de Daisy, elle se posait sérieusement la question : devait-elle, pour éloigner le danger, révéler à sa mère la conduite de son ex-mari ?

Kelda poussa un profond soupir. Après les épreuves qu'elle-même venait de traverser, et qui avaient brisé sa carrière de top-model, elle se serait bien passée d'assumer les problèmes de sa mère ! Et pourtant, elle se sentait obligée d'y prendre part.

" Si seulement papa avait vécu ! " songea une nouvelle fois la jeune femme avec tristesse.

Kelda nourrissait un véritable culte pour son père, malgrés le peu de souvenirs qu'elle avait de lui. John Wyatt, pensait-elle, était un grand gaillard jovial, aussi capable de s'amuser qu'à se mettre en colère. Cependant, sur les quelques photos jaunies qu'elle possédait de lui, elle ne retrouvait pas, à sa plus grande déception, le sourire éclatant qui hantait si souvent son esprit...

Qui avait été réellement John Wyatt ? Daisy seule aurait pu répondre à cette question. Malheureusement, elle ne pouvait regarder les photos de son premier mari sans éclater en sanglots, et Kelda, trés tôt, avait renoncé à interroger sa mére sur son défunt mari. Il ne lui restait donc de son père que quelques souvenirs imprécis et probablement déformés par l'imagination trop vive d'une adolescente solitaire, ainsi que plusieurs lettres au style chaleureux, lues et relues avec émotion toujours renouvelée.

Kelda, en fait, avait trés peu connu son pére, car elle était à peine âgée de cinq ans quand il avait commencé à se déplacer pour son travail, ne revenant au foyer que de moins en moins pour de cours instants.

 

A SUIVRE

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